Photographie en noir et blanc de trois silhouettes humaines sur une façade en pierre.

Les commémorations sont terminées, plus grand monde n'y pense, mais je suis tombé sur la traduction des Poèmes de la bombe atomique de Tôge Sankichi chez un bouquiniste hier. 

Le livre s'ouvre par ce poème, toujours,
encore et toujours, d'actualité :

Rendez le père                rendez la mère
rendez les vieux
rendez les enfants

rendez moi-même             et ceux qui me sont liés
les humains rendez-les

tant qu'il existe des humains         un monde des humains
la paix qui ne puisse se détruire
rendez-la

Tôge Sankichi, Poèmes de la bombe atomique, Editions Laurence Teper, Paris, 2008, Trad. Ono Masatsugu et Claude Mouchard 

Nous ne sommes pas assez nombreux à réclamer.
Nous ne sommes pas assez nombreux à exiger.   


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