Je me souviens avoir vu une personne relativement âgée gravir ces escaliers d'un pas lent mais obstiné. Puis les descendre. Les remonter, les redescendre, les remonter... sans jamais se tenir à la rampe. Rituel, promesse ou peut-être simple exercice patiemment accompli. La force tranquille des arbres semblait soutenir son effort. Ils émergent directement des dalles comme des colonnes puis se déploient, s'étoffent, jouent avec la lumière, accompagnent chaque pas de leur bruissement. En bas des escaliers à droite, un Hokora , un sanctuaire miniature comme il y en a tant. Je rêvais d'en dresser une cartographie, de visualiser leur répartition dans l'espace. Je les imaginais former un véritable réseau invitant à des trajectoires nouvelles. Le sanctuaire en haut des marches n'est pas connu. À maintes reprises pourtant, j'ai moi aussi emprunté ces marches.
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