Les colonnes étaient brisées mais le tronc fin, lui, droit et sans prétention, poursuivait sereinement sa croissance. Des vestiges récents, comme toutes ces photos finalement, dont j'ai entamé l'archéologie subjective. Mon présent est jalonné de ruines, mais composé aussi de ces lignes vivantes qui maintiennent le renoncement à bonne distance. Un foisonnement qui, pour peu qu'on le laisse prendre place, finira un jour par recouvrir entièrement nos édifications disloquées, nos temples délaissés.

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