Il y a les lignes au sol et les lignes au ciel. Tumultueuses et muettes. Entrelacs confus, espaces habitables réduits à peau de chagrin. Au lieu de prendre place, le vivant se faufile. La ville, sans cesse, se resserre sur lui pour mieux s'étendre. Dans la ruelle à droite, une voiture est en approche. Pas quelqu'un ! Alors bien souvent je ne sais plus. Si je me trouve dans une trame tissée de trajectoires et relations, ou empêtré dans un fatras de lignes qui entravent. Mais dans ce bâtiment si étroit, d'autres espaces s'inventent sans doute, à l'insu de tous. Et moi aussi, en arpentant les rues au hasard, j'échappe peut-être à ce piège qui s'étend.    

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