Nous avons grand besoin de figures humbles et désarmantes. De mythes qui nous relient au vivant et nous rendent plus sensibles à ses manifestations, des plus évidentes aux plus infimes. Ce qui est modeste n'est pas exempt de mystère et de magie. Ces statuettes ne sont pas juste mignonnes : elles nous relient à plus grand que nous. Elles nous rappellent, non sans malice, qu'il ne faut jamais trop se prendre au sérieux (la sagesse rend souvent facétieux). A qui veut bien l'entendre, elles livrent un secret oublié : "invisible" et "absent" ne sont pas équivalents. Elles atténuent ainsi notre peine, apaisent notre chagrin.
Puissions-nous cette année être plus attentifs à tout ce qui nous échappe et nous rapproche, à ce qui véritablement nous anime.
Oui, plus que jamais en ce monde, nous avons besoin de figures désarmantes.
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