Suspendus, mis à sécher ils tiennent à la fois du poulpe et du papillon. Présence recueillie, discrètement évocatrice d'un labeur diligent. Ce sont des gants en plastique, mais sur le vieux perron en bois ils ne dénotent curieusement pas.
Épais, robustes, taillés pour les gros travaux ou le jardin, ils se confondent ici avec quantité de tuyaux et de manches. Ce pourrait être un mollusque au repos. Derrière, les doigts de l'autre paire pointent dans tous les sens et forment une sculpture étrange.
Redressés, victorieux devant les végétaux qui foisonnent, laissés en évidence comme des témoins du travail accompli et le signal de tout ce qu'il reste encore à faire. Ici, on ne chôme pas. Demain, à la première heure, on se retroussera les manches, on enfilera de nouveau les gants.
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